GRETA en Bretagne : toujours la précarité !

mercredi 25 juin 2014

Déclaration de Sud-Education Bretagne au Conseil consultatif académique pour la formation continue

Le Conseil consultatif académique pour la formation continue (CACFC) s’est réunit Mercredi 25 juin, essentiellement pour dresser un bilan annuel d’activité et social des GRETA, le service public de formation continue de l’éducation nationale.

S’il ressemble à ceux des années précédentes, nul ne doute que le bilan d’activité sera satisfaisant, les GRETA remplissent leurs missions. Sur le plan financier aussi, au vu des exercices précédents, les GRETA sont, à minima, à l’équilibre. Les GRETA fonctionnent donc comme une entreprise rentable.

Nos questionnements viennent à propos du bilan social : le recours à la précarité est massif alors qu’il apparait pas ou peu dans le bilan qui nous est présenté. L’an dernier, alors que nous en faisions la remarque, il nous était répondu que cela était du au secteur d’activité des GRETA, naïvement nous nous demandons de quel secteur d’activité il s’agit, « du service public » ou de « la formation continue » ?

Si l’on revient sur les chiffres de l’exercice précédent : les GRETA employaient en Bretagne 359 personnes, 33 postes gagés et 326 contractuels dont 41% en CDI. 192 salarié-es des GRETA étaient en CDD, plus de la moitié de l’effectif etait donc composée de précaires.

Parmi eux, l’insuffisante loi Sauvadet avait permis en 2012 le passage en CDI de 15 personnes au bout de 6 ans de CDD, soit 8% des précaires. 177 précaires n’avait donc pas pu en profite, faute d’ancienneté. Il n’y a pas loin à extrapoler que très nombreux (92% ?) seront les précaires qui quitteront les GRETA avant 6 ans d’exercice.
Sur la quarantaine d’embauche, combien seront toujours là dans 6 ans ? 4 personnes ?

Nous demandons que le prochain bilan social reflète cette réalité avec des données sur la précarité (nombre de CDD successifs, types de contrats, rémunération, temps de travail, raisons des départs, …)

Le « turn-over » comme on dit dans le secteur privé est très important et nous questionne fortement.
Du point de vue financier cela engendre des surcouts de recrutement, la perte du bénéfice de l’expérience et de l’investissement dans la formation de personnels qui s’en vont, la désorganisation, …
Du point de vue social la question est simple, les réponses moins : pourquoi partent-t-ils ? que fait-on pour les retenir ?

Plus que jamais, dans les GRETA comme dans le reste de l’éducation nationale, SUD éducation revendique la titularisation immédiate et sans conditions de concours et de nationalité de tous les travailleurs précaires.


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