ContractuelLES : Sud reçu en audience au rectorat

mardi 16 avril 2013

- Nous nous sommes inquiétéEs de la nouvelle grille dévaluation des contractuelLEs, calquée précisément sur le modèle rejeté massivement par les personnels titulaires l’an dernier. Le DRH nous dit qu’elle n’a rien à voir (sic), le chef des DPE nous dit qu’elle a été élaborée par les inspecteurs, l’un et l’autre soutiennent donc les prétentions des chefFEs d’établissement à juger des aspects pédagogiques de notre travail, ainsi que cette grille qui donne des critères tellement large qu’elle permet de saquer n’importe qui pour n’importe quoi (« agir en fonctionnaire de l’Etat de façon éthique et responsable » servant ainsi par exemple à évaluer négativement un contractuel qui conteste à son chef d’établissement le droit d’intervenir sur ses pratiques pédagogiques)
- Nous regrettons que des contractuelLEs avec de l’ancienneté de poste se retrouvent sans rien à la rentrée et risque ainsi de perdre le bénéfice de leur ancienneté qui leur permettrait d’accéder à un CDI. Nous disons que chaque contractuelLE avec une ancienneté importante devrait se voir proposer quelque chose en juillet, que c’est à chacunE de voir s’il/elle préfère attendre août pour peut-être avoir un meilleur poste plutôt qu’aux DPE de juger si un poste est acceptable. Le DRH est d’accord, mais pense que d’autres syndicats s’y opposeront. Nous précisons donc que nous ne revendiquons évidemment pas des postes pourris et des conditions de travail inhumaines pour les contractuelLEs, mais que tout soit fait pour éviter de perdre l’ancienneté acquise pour accéder à un CDI.
- ce qui en ressort concernant les affectations c’est que le logiciel de vœux est évidemment limité dans ce qu’il permet d’exprimer, chacunE peut donc écrire pour affiner ses choix, ce qu’il/elle accepterait éventuellement et sous quelles conditions, les personnels des DPE en tiennent compte pour préparer le mouvement (il faut donc écrire avant le mouvement, après avoir fait les voeux en ligne)
- Le calcul de l’ancienneté lèse les personnes en contrats courts, évidemment subis, par rapport à celles en contrat à l’année, même à temps partiel : les contrats à l’année compte comme une année pour un temps de travail supérieur à 50% et 3/4 d’année pour un temps de travail inférieur, alors que les contrats courts, même à plein temps, sont comptés jour par jour. Ainsi pour un même temps de travail sur l’année, celui ou celle à mi-temps toute l’année à un an d’ancienneté quand celui ou celle ayant 6 mois de contrats à plein temps n’a qu’une demi-année. Nous revendiquons le même calcul pour tous (donc plus de 6 mois de contrat = 1 année validé, moins de 6 mois = 3/4 d’année validée). Le DRH nous répond qu’ils sont dans les clous par rapport à la loi, et renvoie la discussion au groupe de travail consacré à ce sujet (à venir le 18 avril).
- Nous avons demandé des explications sur les modes de calcul des indemnités vacances et chômages, qui doivent encore être complétées
- L’éducation nationale est en réflexion pour passer l’indemnisation chômage des contractuelLEs à Pôle emploi à partir de janvier 2014, à confirmer encore. Cela devrait permettre une indemnisation plus rapide.


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