Coronavirus : suite et pas fin...

lundi 15 juin 2020

La gestion de la pandémie de Covid-19 comme la décision de réouverture des établissements scolaire le 11 mai ont montré que la priorité du gouvernement était non pas la santé de la population mais le maintien des profits des entreprises, quel que soit le discours officiel. Les ordres et les contrordres ont inutilement fragilisé les salarié-es, notamment dans l’éducation. Dans le département, nous avons attendu en vain des consignes claires pour la reprise de la scolarité.

La gestion désastreuse de la situation sanitaire a renforcé l’arbitraire de certaines hiérarchies, dont il a fallu pourtant pallier les manquements, l’incompétence, les multiples injonctions contradictoires. Des personnels ont subi des pressions durant toute cette période, et les décisions renvoyées au local les ont mis en difficulté. Le télétravail s’est imposé brutalement, dans la précipitation, et s’est appuyé sans vergogne sur les équipements personnels des agents. Il a creusé les inégalités, sans que le ministère l’ait anticipé.

Faut-il s’attendre à la même impréparation en septembre ? En tous cas, SUD éducation revendique un plan d’urgence de moyens pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possibles pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Il doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans conditions de concours ni de nationalité et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire permettant d’accueillir les élèves avec davantage d’espaces.

Cette crise sanitaire a remis en lumière la crise écologique et les problèmes du tout numérique : pour SUD éducation il faut une véritable prise en compte de la question écologique dans les programmes scolaires afin que ceux-ci permettent d’étudier l’impact du capitalisme et de ses structures sociales, et ne se contentent pas d’injonctions au changement des comportements individuels.

Au-delà de la politique néo-libérale menée par les gouvernements successifs, c’est bien le système capitaliste qui a montré sa faillite dans cette crise sanitaire, à travers la mondialisation effrénée des échanges à l’origine de la circulation du virus, mais aussi à travers l’incapacité des États à faire face à la crise, notamment sur le plan de la gestion des filières productives et d’approvisionnement en biens de première nécessité sur le plan médical.

Ainsi, SUD éducation fait pleinement siennes les 34 mesures pour un plan de sortie de crise publiées par 20 organisations associatives et syndicales dont l’Union syndicale Solidaires.

Ce sont des mesures de rupture avec un système qui pollue et épuise nos ressources, creuse toujours plus les inégalités, renforce les discriminations. Il s’agit donc dorénavant de lutter pour un autre avenir, débarrassé du productivisme effréné et de la destruction de la planète inhérents au système capitaliste.


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