UPE2A : quand les plus démuni-es sont privé-es d’enseignement

mardi 2 février 2021

Le sort des élèves allophones, qui sont censé-es bénéficier d’un enseignement adapté (FLS) dans le cadre des UPE2A (Unités pédagogiques pour élèves allopĥones arrivants), déjà pas brillant, continue de se dégrader dans les Côtes-d’Armor.

Sud-Education a écrit au DASEN :
Extraits :

Lors de l’entrevue inter-syndicale avec Mme Ménard et M. Le Gruiec, le 15 décembre 2020, nous avions débuté notre intervention en citant Mme Kieffer, DASEN qui nous avait déclaré qu’en matière de FLS, l’Education Nationale faisait du saupoudrage et du bricolage.

Nos interlocuteurs ont passé l’entrevue à essayer de nous démontrer le contraire en faisant la liste des moyens mis en œuvre depuis notre dernière entrevue, moyens qui selon nous sont loin d’être suffisants et n’augmentent pas du tout au même rythme que les besoins. Nous avons également notamment déploré le manque de volonté politique de former des collègues à l’enseignement du FLS en leur faisant bénéficier de décharges horaires.

Dans ce contexte comment interpréter le fait que vous proposiez un remplacement de chef d’établissement à la professeure en charge de la seule UPE2A lycée du département alors même que l’un de ses collègues est en arrêt maladie pour une durée longue. A ce jour, il ne reste plus qu’un seul collègue (de mathématiques) face aux élèves.

S’il était besoin de démontrer où sont vos priorités, l’exemple est criant. Il n’est certainement pas du côté des besoins de nos élèves les plus démunis scolairement et socialement.


Nombre de ces jeunes vivent au quotidien la précarité de leur situation administrative mais également pour certains la précarité sociale. Plusieurs se sont retrouvés mis à la rue depuis le mois de septembre. Les priver de leur enseignant de FLS aggrave sans nul doute leur situation.

Le samedi 6 février 2021, nous appelons aux côtés de nombreuses associations et syndicat à manifester pour le RESPECT DES DROITS DES MIGRANT.ES.
Nous exigeons que la Préfecture respecte la dignité et les droits humains des personnes migrantes, notamment en matière de travail, de titres de séjour et de droits sociaux. Nous dénonçons le sort indigne réservé aux mineurs.

Manifestation 6 février Place du champ au Roy à Guingamp