LE 24 MARS, MANIFESTATION NATIONALE POUR L’EMPLOI !

mardi 27 mars 2012

Contre l’austérité, pour l’emploi !
manifestation du 24 mars 2012

La manifestation pour l’emploi du 24 mars, organisée par Solidaires, a réuni 6000 manifestantEs.

Les mesures d’austérité les plus violentes, imposées par le FMI, la BCE et la Commission européenne, se généralisent et des centaines de milliers de manifestant-es dans toutes les villes d’Europe exigent leur retrait. Les 5 millions de chômeurs, les plus de 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté ne sont que les premiers effets d’une austérité qui se développe aussi en France. Le chômage partiel, le temps partiel imposé, les emplois précaires sont présentés comme les seules solutions, et les discours politiques se succèdent, laissant patrons et banquiers poursuivre la destruction des emplois et de nos vies. La colère est grande… mais les dernières manifestations, dont celles
du 29 février, sont restées timides, le cadre revendicatif insuffisant. L’occasion d’exprimer nos revendications dans la durée et de manière suffisamment coordonnée tarde au regard de l’insécurité sociale brutalement imposée aux peuples. Ça suffit !

C’est ce que disent des millions de travailleurs/ses, de chômeurs/ses, de retraité-es, de jeunes en formation. Ce cri de révolte doit se transformer en espoir de faire fondamentalement changer les choses. Prenons nos affaires en
mains !

Continuons à nous battre ! Partout en France, il y a des mobilisations locales contre les conséquences de cette politique. Elles doivent converger en une lutte nationale pour l’annulation des suppressions de postes, faute de quoi elles s’enferment dans le partage des miettes et la gestion de la pénurie organisée.
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La manifestation interprofessionnelle pour l’emploi du 24 mars a été une étape de convergence nationale de ces luttes.

Les emplois publics sont utiles, des dizaines de milliers ont été supprimés, (re)créons-les ! C’est le droit de tous et toutes à la santé, à l’éducation, au transport, etc., qui sont ainsi attaqués.

Imposons des droits nouveaux, un statut du salarié - applicable à tou-te-s, financé par un fonds patronal mutualisé - pour garantir le maintien du salaire entre deux emplois et les formations de reconversion.

Il faut une autre répartition des richesses, assez de la confiscation par une minorité de ce que produit l’immense majorité qui est rejetée vers la précarité, le chômage, l’exclusion, au gré des besoins patronaux !

Ensemble, réaffirmons le droit à l’emploi pour tous et toutes.

Réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires, sans perte de salaire.

Travaillons moins pour travailler tou-te-s !

Dans l’Éducation Nationale, construisons une mobilisation d’ensemble nationale

La saignée des postes se poursuit dans l’Éducation Nationale, aggravant les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude des élèves. Encore plus de 10000 postes en moins cette année, plus de 80000 depuis 2007 ! En première ligne, les RASED dans le 1er degré et les lycées professionnels dans le 2nd .

Dans tous les cas, ce sont les élèves des classes populaires et les plus en difficulté qui trinquent en premier.

annulation des suppressions de postes !

titularisation de tou-te-s les précaires !

réduction du temps de travail !



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